Le vent, dans la tronche

Je la croise régulièrement dans les couloirs mais elle ne me voit jamais, je ne suis pas grand chose, par contre elle, elle a un poste très important. Je ne cherche rien et je m'en fiche complètement mais c'est quand même une très belle femme et je ne suis pas insensible Ce matin je la croise, toute fraîche, bien maquillée, chic et de bonne humeur, elle finit de boire sa petite bouteille d'eau au goulot, geste limite équivoque, et me dit en me souriant toute gaie : "bonjour!" Je tombe sur le cul ( dans ma tête hein! ), j'hallucine et je suis à la limite de me retourner pour savoir si c'est à moi qu'elle s'adressait. Whouah, elle me connaît! Je me retourne sur elle pour mater son apprécier sa belle démarche à la belle des champs et je file vers mon bureau léger. Je passe une bonne matinée. Dans l'après-midi et en allant chercher mon café anti-coup de barre, je la vois au bout du couloir, je refais mon noeud de cravate que je n'ai pas...